Tout commence le mercredi 6 juin à 19h30 avec un apéritif avant de s’installer dans notre car-couchette pour rejoindre la sortie de Mirambeau où nous attend 8 beaux membres de la Angelina et enfin les 2 derniers à Bordeaux à la station Total, puisqu’il parait que l’on ne s’y arrête pas par hasard.
Notre arrivée en Gironde fut retardée par un contrôle de gendarmerie et notamment de la vérification de la date d’expiration des pansements de la trousse d’urgence par la DDE.
Après un arrêt à Cestas pour pique-niquer, tout le monde profita des couchettes pour faire un gros dodo en pensant à la fête de demain. En guise de somnifère, les tremendistes ont opté pour le traditionnel Gyn Tonic et pour les puristes un traditionnel Stilnox.
Au petit matin, c’est la plaza Mayor de Salamanca qui nous a accueilli pour notre petit déjeuner. Après un bon zumo de narrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrranja, Jean-Michel, notre chauffeur a pris la direction de Béjar pour voir le trésor de la ville : sa plaza de toros.
Comme
prévu, en fin de matinée, nous étions à l’hôtel
Alfonso VIII de Plasencia. Après une bonne douche, notre premier déjeuner
en Estrémadure au restaurant de notre hôtel pu commencer. Une petite
soupe, un petit poisson, un trou normand ou un dessert, puis un café,
un chupiton…mais ou est la viande ?. Elle est tout simplement restée
bloquée dans l’ordinateur de la réception. Pour réparer
son erreur, le directeur de l’hôtel nous invita le soir pour le diner...le
jefe est commerçant !
En sortant du comedor, une affiche indiquée que le peintre français Jorje exposait dans le salon Tajo. La presse locale a d’ailleurs envoyé ses journalistes pour faire un papier. La novillada piquée de la feria commença à 19h00 avec des novilleros locaux et le bétail de Valdealcade, bien présentés pour cette plaza de seconde catégorie. Le fils de l’impresario des arènes Jose Luis Benavente est sorti a hombros en coupant les 2 oreilles de son second (voir édito del Angel).
Après un apéro, tout le monde se retrouva pour la seconde fois dans le restaurant de l’hôtel pour enfin manger un bout de viande. En ce qui me concerne, je donne un bon 18/20 au postre du jour, un excellent arroz con leche. Premier soir, première sortie nocturne pour bien renseigner le groupe des quartiers intéressants demain matin. La ferial est tout simplement une immense fête foraine avec quelques casetas, un bal populaire et un gigantesque tivoli pour la jeunesse de Plasencia à faire rougir les organisateurs des shows de Nrj.
La meilleure ambiance est en fait en centre ville dans
la rue « Calle del Vino ». A partir de 3h36 du matin,
elle a particularité de changer de nom et devient ainsi calle del mejor
Gyn Tonic. Il est tard, dans quelques heures, le car sera devant le hall d’entrée
pour nous emmener chez Victorino. A dormir !!!
Il est 7h00, tout le monde est prêt pour aller au campo, le service des petits déjeuners nous a préparé des sacs composés de bouteille d’eau, de jus d’ananas, de beurre, confiture, gateaux typiques espagnols qui accrochent bien les parois de l’estomac…
Le GPS du car fonctionne, direction la finca Las Tiesas par la route la plus rapide. Jusque là tout va bien et surtout nous serons à l’heure comme me la demandait à plusieurs reprises Victorino fils. Une belle petite route à droite nous attend, malheureusement j’ai oublié de demander à la DDE local de réaliser quelques modifications sur ce chemin sinueux. Au bout de quelques kilomètres, il faut se rendre à l’évidence, le GPS c’est super bien mais il faudrait rajouter un onglet « moyen de transport utilisé pour se rendre à la destination sélectionnée ». Notre car est coincé dans un premier temps dans un virage puis dans une ruelle du village.
Après
un bon 20 minutes de manœuvre, Super Jean-Michel nous sort de là et nous
voilà reparti pour la route nationale chez Victorino. Il 8h35, 5 minutes
de retard, nous sommes devant la première grille, il faut maintenant
s’embarquer dans le chemin blanc
légèrement poussiéreux. Le point de départ de notre
visite ou nous attend notre tracteur n’étant pas fléché,
nous nous retrouvons en plein milieu du campo entouré par des magnifiques
exemplaires « dans le type de la casa ». Jean-Mimi reconnaitra
que c’est la première fois qu’il conduit son car avec des toros de 500
kilos autour de lui.
Il est 9h00 quand les socios prennent place dans notre
moyen de transport pour notre balade. Il s’agit d’un beau Renault des années
80 et sa remorque à pienso ou nous sommes tous installés pour
presque 200 minutes de visite. Certains ont vécu ce moment privilégié
difficilement avec une gastro à faire peur un Victorino et pour les autres,
les appareils photos ont fonctionné à tout va comme de vrais petits
Nippons qui découvraient la campagne.
Après un petit apéritif à coté de la placita de tienta, nous avons pris la route pour le restaurant Cuco où une braserade de chuletillas nous attendait. Pour terminer cette journée campo, nous avons visité le musée de Victorino où les trophées poussent à vue d’œil.
Ce soir aux arènes, c’est la corrida de rejoneo. Alvaro Montes remplace Pablo Hermoso de Mendoza. Belle entrée pour voir notamment la grande star actuelle Diego Ventura. Il réalise un début de temporada 2007 tonitruant avec une sortie par la Porte du Prince à Séville, deux sorties a hombros à Madrid et 4 oreilles à la Monumentale de Barcelone. Il confirme tout son talent à Plasencia et coupe 3 oreilles face aux toros de Luis Terron
Samedi 9 juin en fin de matinée, les socios sont
dans sur la route pour rejoindre la finca de Antonio Lopez. Rien à voir
avec celle de Victorino Martin. Il reste un lot de 4 ans et plusieurs de 3 ans
pour finir la saison mais surtout la propriété est un bijou pour
les photos. Il nous faudra environ une heure en tracteur pour visiter ce campo.
Les installations entourées de chênes verts et de palmiers sont
magnifiques, tout est conçu pour travailler dans de bonnes conditions.
El señor Lopez est avant tout un riche promoteur immobilier ce qui est
explique la beauté de la placita de tienta et des corrales dignes d’une
plaza de toros. .
Après de nouveau un apéritif, nous avons repris le chemin de Plasencia pour profiter librement de cette petite ville de 35 000 habitants. Cet après midi, première corrida de toros de la feria avec des cornus de Daniel Ruiz pour El Cid, Miguel Angel Perera qui faisait son retour après sa blessure de Madrid du 18 mai dernier et Emilio de Justo, jeune matador qui a pris son doctorat dans les arènes de Caceres il y a quelques semaines (voir édito del Claudio).
Il
est 22h30, la peña Angelina se retrouve dans un salon privé du
parador de Plasencia pour diner. Je pense qu’il aura fallu attendre 12 ans pour
manger dans un décor religieux. Coté culinaire, il faut retenir les migas con
huevos, pollo con jamon, postre de la casa y para beber un Aranda de Duero 2001
y la famosa Manzana verde.
La journée de dimanche fut marquée par un état de fatigue général. Quelques courageux ont opté pour la terrasse d’un bar et les autres pour les canapés de l’Alfonso. Après la dernière corrida de feria avec Cesar Jimenez, Jose Maria Manzanares et Alejandro Talavante face aux toros de Los Bayones, nous repris la route pour la France avec un petit détour par Pacheco à Vecinos où les tapas de la casa nous attendaient.
En septembre, à l’occasion de notre première ouverture mensuelle de la bodega, tous les participants auront le privilège d’avoir en souvenir le dvd du voyage avec à la camera Jean-Louis et aux photos Paul.
voir les photos de callejon de Jorge