Petit cadeau surprise rapporté de la
féria d´Arles Pâques 2007 pour la Pena |
Bonjour à tous les aficionados de la Pena Angelina,

Tenez vous bien car ce genre de courrier ne vous arrivera pas tous les jours!
- Tout d'abord, nous savons que chacun de vous sait que le temps fut radieux.
- Que le bétail, les novilleros furent à la hauteur.
- Féria satisfaisante et réussie.
- Sauf pour cette "pauvre" Marie Barcelo que son apoderado à
visiblement lancée trop tôt dans l'arène, pas assez
d'expérience et qui, de plus, en l'occurence s'est trouvée
devant un novillo plus fort qu'elle. { Et puis c'est Marie.Noëlle Mazière
qui parle :" La tauromachie n'est pas faite pour les femmes .Pourtant,
j'ai vu en son temps Christina Sanchez qui donnait quelques passes intéressantes,
mais jamais je ne fus emportée".
- En revanche comme "nouveau" Julian Miletto nous a séduits
devant les Piedras Rojas, et possède du potentiel... voir plus......à
suivre.
- Hélas, Jéremy Banty dont nous attendions beaucoup pour
son alternative n´a pas pu briller devant ses toros.
Mais venons-en à ce qui nous occupe:
- Le Vendredi 6 Avril 17h (no hay billetes) :
Installés en
gradin bas, soleil d'enfer plein les yeux.... places al sol d'afionanados
"aux petits moyens" mais aux coeurs débordants de bonheur
et surtout d'espoir au vu du Cartel annonçé : César
Rincon - Juan Bautista et notre Sébastien Castella avec 6 Domingo
Hernandez.
Fébriles, nous attendons dans l'état d'esprit
de l'amoureux à la montée d'escalier....
César
Rincon en rose et or pour ses adieux à Arles. Il échoit de
toros plus que moyens... Pour son 2em toro légèrement manso
lors des deux premiers tiers, Rincon enchaîne de belles séries
face aux charges de l´animal et termine avec une belle estocade...2
oreilles au final. Salut définitif au public arlésien, Rincon
visiblement ému emporte avec lui le sable de la Plazza. Adieu Maestro
et merci.
Juan Batista (gris et or) dans son fief va dédier
son 2em à S.Castella. Baustista se fera surtout remarquer par 2 superbes
estocades très radicales, ce qui lui vaudra une oreille et deux oreilles.
Sébastien Castella, en rose et or, deux oreilles et deux oreilles
et Queue.
Ambiance de folie. L´arène retenant son souffle
durant maintenant les traditionnelles faenas d´ouverture. Comme à
son habitude, Sébastien, pieds joints au centre de la piste, appelle
le(s) toro(s) de 20 mètres. Enchaîne des faenas inspirées.
Enfin, l´entière tombe, d´effet foudroyant, entraînant
deux oreilles et la queue unanimement réclamées.
Pour être tout de même francs avec vous,
les aficionados "aux petits moyens" étaient
descendus au Jules César (4 jours de Féria c'est fatiguant,
faut pas "déconner") et ....... heureux hasard le Sébastien
aussi. Nous ne le savions guère à ce moment là.
Après la corrida, confortablement installés devant nos Gin
tonic, terrassés de plaisir, nous revivons comme toujours les faenas
Castellienes suaves, sans brutalité et inspirées du jeune
Maestro tout imprégné de son habituel duende.
Quelle fut
notre surprise de voir apparaître vêtu d´un jean et pull
over sage bleu marine, à ses côtés Jéremy
Banty (entre les membres de lapeña sur la photo) vêtu
d´un costume élégant, notre torero « Frances »
calme, discret, si jeune, grand très grand.
Pas de folie autour
de lui, quelques égarés bien renseignés le félicitent
et se retirent. Puis, étonnamment, dans ce salon d´hôtel
feutré quasiment silencieux, il reste seul conversant anonymement
avec son copain de toujours Jérémy Banty.
Quels non initiés,
voyant là ce jeune homme si tranquille tellement discret, pourraient
imaginer qu´une petite heure avant, celui-là même soulevait
à l´unisson une arène en liesse scandant à tout
rompre Torero -Torero -Torero, reconnaissance suprême pour un matador.
- Ce que vous auriez fait... et bien nous l´avons fait.
Grâce aux vieux réflexes journalistiques de Marie-Noëlle,
il ne s´agit pas de laisser passer une telle opportunité, elle
l´interpelle : « Ola,Sébastien! »,et lui
de se diriger humble ( toujours la marque des grands) naturellement vers
nous toujours assis, souriant (comme n´importe quel jeune homme bien
élevé). Nous sommes impressionnés par sa jeunesse,
se finesse, sa douceur. Visiblement sa belle allure torera est réservée
pour le ruedo. La modestie qu´il dégage n´a d´égal
que son talent. Il nous embrasse comme si nous étions ses parents
! impossible de lui dire Maestro.....Lorsque spontanément Marie-Noëlle
lui fait référence aux terribles cornadas récentes,
c´est tout juste s´il ne s´en excuse pas ! mais exprime
sans ostentation son amour pour los toros et son métier avec un curieux
mélange dans le ton, un je ne sais quoi, de passivité/volonté
- pugnacité/opiniâtré - calme et passion qui laissent
à voir qu´il a encore en gestation au très fond de lui
l´envie de progresser, d´aller plus loin au plus ténu,
d´exprimer et montrer ce qu´est pour lui Toréar...et
ça, cela se lit dans ses yeux noirs.
Il
se sent nettement que les choses ne sont pas encore jouées et que
rien n´entachera son dévolu, son envie d´aller «
au bout »... là où est son propre firmament.
Ses
exégètes parlent du caractère énigmatique de
Sébastien Castella. Après cette rencontre, nous pouvons vous
affirmer qu´à son insu il se dégage de lui une certaine
grâce indicible.
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Grâce à la chasseuse d´images Liliane des documents photos
témoins pour le book de la Pena.
Grâce à la vivacité de Maître Amer Mameri papiers
« à charges » et Cartels en mains un paraphe précieux
de plus pour la Pena.

Marie-Noëlle Mazière