MA CORRIDA IDEALE

Chaque amateur de tauromachie possède dans un coin de sa tête une corrida idéale, faites de ses souvenirs, ses gouts et ses couleurs, de ses convictions, de ses a priori et de tout le reste. Voici des "corridas idéales" de membres de la peña Angelina. Chacun possède son point de vue, sa manière de s'exprimer, en quatre lignes ou en trois pages : à être différents, nous n'en sommes que plus riches.

 

JPL: ma corrida idéale

Après de longues réflexions, voici ma corrida idéale :

  • - arènes : Real Maestranza à Séville
  •  - orchestre : Banda de Musica del "Maestro TEJERA"
  •  - morceau : Nerva
  •  - Matador : Rafaël de PAULA - Jose THOMAS - Sébastien CASTELLA
  •  - Banderilleros : Marino de la VIÑA - Vicente Yanguez "El CHANO
  •  - Picador : Michel BOUIX - Sebastian Rodriguez "El CHANO"
  •  - toros : 1 Juan Pedro DOMECQ - 1 CUADRI - 1 BANUELOS -
  •              1 VENTORILLO - 1 PALHA - 1 Victorino MARTIN.
  •  - époque : 2ème quinzaine d'avril.

octobre 2006

 

 

DM: ma corrida idéale

Il fait chaud le jour de la course de taureaux idéale et il y a du soleil. Les arènes ne sont pas très grandes, environ 3500/5000 places, quelque chose comme Eauze ou Saint-Vincent de Tyrosse, en tout cas c'est dans le Sud-Ouest de la France.
Les arènes sont petites mais elles sont pleines à craquer, dans une ambiance de grand jour. C'est normal car il y a le Juli. Le Juli II, celui de la sobriété, de la main qui traine quasiment par terre, celui qui fait cinq passes différentes dans un quite sans bouger les pieds. Il est venu là par pure gentillesse, car personne ne lui fait la bronca sous prétexte qu'il ne banderille plus.
Et il y a Julien Lescarret, parce qu'il peut rivaliser avec le Juli sur un quite, qu'il ne torée pas comme une photocopieuse et que chacune de ses faenas est une surprise. Et même, des fois, il tue bien. Il est venu avec El Chano aux banderilles ; hélas! celui-ci ne les posera pas toutes .
Il faut un troisième torero, c'est difficile. Finito de Cordoba veut bien venir et de plus c'est un bon jour, un jour touché par sa bonne étoile. Comme dit un poème cordouan : "Finito va a torear".

Il y a les chevaux de Bonijol et des picadors qui savent s'en servir.

A coté du toril le nom de la ganaderie est affichée : Astarac/Camino de Compostela. C'est leur présentation en corrida de quatre ans. Au moins trois taureaux mériteraient le mouchoir bleu, et tous sont applaudis à l'arrastre.

La musique sait se montrer discrète pendant les faenas de muleta.

octobre 2006

 

 

CLAUDIO : ma corrida idéale

 L’arène de Las Ventas de Madrid pour son exigence malgré tout ce que l’on peut en dire, celle où se font et se défont les carrières, où rien n’est acquis d’avance mais où tout peut arriver… L’Himalaya de tous les toreros.
Des toros exigeants, difficiles, encastés mais qui donnent tout à celui capable de s’offrir à leur bravoure et à une noblesse sans soseria. Et dans les corrales, d’autres « Bastoncito », seigneur toro de Baltasar Iban à la charge dévorante…
Ah oui, la musique ! Celle que les toreros préfèrent, ce long OLEEEE… ! tombé des gradins, quand le public est en phase, la communion tant espérée…
A la pique Michel Bouix et Nicolas Bertoli, le passé glorieux et l’avenir certain, et l’exigence française dans la lidia…
Une cuadrilla efficace, l’art et la manière du vite fait, bien fait. Antonio Tejero, Mariano de la Vina et Jean-Marie Bourret, l’union au service du maestro Enrique Ponce. Et puis quelques paires de banderille de Vicente Yesteras, Cruz Velez et surtout « El Formidable » sans oublier « El Tortuga », un petit équatorien au gros cœur.
Trois toreros à mon choix, d’hier à aujourd’hui… Julio Robles, la pureté classique sans artifice, Cesar Rincon, la sincérité et le courage fait homme et Enrique Ponce,  une référence… Mais quelques images fantomatiques s’invitent à cette corrida : Veroniques de réception de Morante de la Puebla le menton sur la cravate, demi pharaonesque de Curro Romero, quite par chicuelina au ralenti de Castella avec pour finir la media belmontienne d’Emilio Munoz , cape pliée au creux des reins.
Aux palos, une grande paire classique de Nimeno, un sesgo por dentro de Luis Francisco Espla et un quiebro au centre d’Antonio Ferrera.
Et puis la faena de muleta avec les doblones de Manzanares genoux fléchi, les droitières de Fernando Cepeda, les naturelles de José Tomas, le tres en uno de Paco Ojeda, la trinchera d’Ortega Cano, le kirikiki de Javier Conde, le desplante allumé de Julito Aparicio… et pour finir l’estocade de Joselito.

 Et par-dessus tout le respect à tous les hommes de lumières, c’est si facile de toréer du haut des gradins…

Novembre 2006  

 

 

ANGEL : ma corrida idéale

Cela peut se dérouler quelque part dans le Sud Ouest de la France, pourquoi pas à Vic ou à Dax, ou alors carrément à la Real Maestranza de caballos de Séville. Il ne fait pas trop chaud et il a même plu avant le paseo.
C’est une corrida exceptionnelle de 6 matadors et de 6 ganaderias, mais ce n’est pas une corrida concours. Il y a là, ressuscités, représentant Palha, Garapito, lidié à Vic de manière désastreuse par Juan Cuellar le 06/06/92, bien sûr Bastoncito de Baltasar Ibán, sorte de « toro référence » de la fin du siècle, que Rincón affronta à Madrid le 07/06/94, et, pour Cebada Gago, Pamplones, saboté à Floirac par Encabo le 26/09/04. Les accompagnent un Valdefresno, un Jandilla (de la maison mère ou de Fuente Ymbro ou encore de Victoriano del Río), et un bon Victorino (surtout pas un mauvais Victorino). Les sobreros sont de Zalduendo et de Yonnet (pour respecter la répartition des encastes et parce qu’il en faut pour tous les goûts…).
Les matadors sont (par ancienneté)  Paco Ojeda, Victor Mendes, José Miguel Arroyo « Joselito », Enrique Ponce, El Juli et Sebastien Castella. Mais quelques invités pourront faire un quite à la cape : Rafael de Paula, Curro Romero et Morante (on croisera les doigts…), mais aussi Curro Vasquez, Manzanares et Fernando Cepeda.
Sur les chevaux d’Alain Bonijol (Paco, Quick et Quince étant indispensables) prendront place Michel Bouix (ce n’est pas très original, mais tellement indiscutable !), Sebastián Rodriguez « Chano » (de la cuadrille de Meca), Rafael Da Silva (de celle d’Encabo), Anderson Murillo (à qui Rincón doit bien des succès), « Pimpi hijo », jeune et excellent espagnol, et Nicolas Bertoli, jeune et excellent français.
Mendes étant le seul à banderiller, il faudra faire appel à ce que le péonage compte de mieux pour l’accompagner : Vicente Yanguez « El Chano », sans doute habillé de noir,  Jose Antonio Carretero, dont la présence chez le Juli était un immense gâchis quand le maestro se croyait obligé de poser les bâtons, Gregorio Cruz Velez (rappelez-vous quand il accompagnait Ortega Cano), Vicente Yesteras (à qui aussi Rincón doit bien des succès) et l’inoubliable Juan de los Reyes « El Formidable ». A la brega, Curro Molina (est-il aussi bon parce qu’avec Castella ou l’inverse ?), El Alcalareño (pas seulement grand par la taille), et Mariano de la Viña alterneront avec (cocorico !!) Christian Romero, Jean-Marie Bourret et Maxime Ducasse (oui, oui, j’y tiens absolument, et ce n’est pas Richard Milian qui me contredira…).
Malgré la présence de 6 matadors, on prévoira quand même un sobresaliente, adaptable à toutes les situations :  El Fundi ou, à défaut, Antonio Ferrera.
L’harmonie Dacquoise de la Néhe et les Armagnac d’Eauze se partageront l’accompagnement musical.
Et au final, il y aura eu 15  vraies piques et 2 vueltas al ruedo pour 8 oreilles et une queue coupées. Mais l’histoire ne dit ni par qui ni à qui…

novembre 2006             

 

 

AMR

Ma Corrida Idéale

Mont-de-marsan, Cordoue ou Illumbre,
Miura, Cebada ou bien Iban ( melocoton o colorado igual)
Manzanares, Cordobes et Inchausti,
Manoletina, Chicuelina de Isquierda
Mouchoirs - Caste - Indulto

et pour fêter ça Manzanille, Costières de Nîmes et Iroulegy !

 

 

les corridas idéales de nos derniers invites (17 FEV 2007)


Pour Miguel Darrieumerlou : Antonio Ordonez, Paco Camino et
Castella avec les Victorinos d'il y a 25 ans.

Pour Pierre Vignaud : Antonio Ordonez, Paquirri et Manzanares
fils ans oublier Rincon (son préferé ), Robles et Curro Vasquez. Je
n'ai pas noté de choix d'élevage... mais j'ai bien remarqué que le
Domecq n'est pas trop sa tasse de thé !

Bon souvenir commune : une corrida avec Rafael de Paula.

propos recueillis par Claudio