Edito d’Angel – ITAM 226 – 6/04/08
Je ne sais si vous avez remarqué, mais les nouvelles taurines
depuis quelques semaines semblent s’aligner avec la
météo. Ce qui veut dire qu’il fait froid et
pluvieux dès qu’une embellie semblait s’installer.
Par exemple, à peine l’observatoire des cultures taurines
était-il créé et finalisé à Arles
que déjà des critiques, des moqueries, voire
carrément une espèce de « front du refus » se
mettait en place. Il ne s’agit pas pour moi de
m’agenouiller béatement (ou bêtement, c’est
comme on veut) au passage de AV (André Viard ou Altesse
Vénérée, c’est comme on veut), mais pour une
fois que quelque chose se met en place pour faire face au lobby hyper
puissant qui veut nous détruire, je ne vois non plus aucune
raison de faire de la critique systématique à son
encontre. J’ai toujours préféré voir plaider
les avocats, écrire les écrivains, débattre les
politiques, soigner les médecins (psychiatres compris, et
vétérinaires aussi) plutôt que de voir leurs places
occupées par des amateurs se croyant investis de je ne sais
quelle mission divine (ou satanique, c’est comme on veut).
Laisser le temps au temps. Le temps de voir, le temps de juger, le
temps d’adhérer ou de critiquer.
Pour ce qui est des ruedos, c’est un peu pareil. On rêve
d’un mundillo propre et honnête et on ne parle que des
accords (ou désaccords, c’est comme on veut) financiers,
des droits télés, des magouilles par ci, des magouilles
par là. C’est pas terrible comme image...Alors,
heureusement qu’il y a les éclaircies, les éclairs
de génie des toreros, de nombreux toreros. Surtout de Ponce. Les
images d’Olivenza nous avaient enchantés, la corrida
finale de Valencia m’a laissé « su l’cu
» (pantois, c’est comme on veut). J’en ai même
cassé ma tire lire pour arriver une journée plus
tôt à Séville…Mais aussitôt les nuages
arrivent : la gueule des toros. Pas terribles les toros. Et encore on
n’a pas vu les Jandilla de José Tomas à
Castellón…Pas vu à la télé,
peut-être, mais en photos si. Et là, pas beau du tout. Le
problème c’est qu’on ne sait plus à qui se
vouer (je ne parle même pas de saint, il y a longtemps que
ça n’existe plus). Y a qu’à voir le
début de la feria de Abril : des Palha lamentables samedi, des
Cuadri catastrophiques lundi, des Cebada indignes mardi, le fond ayant
été touché avec les Valdefresno mercredi (de mon
envoyé spécial personnel)....Après tout,
c’est peut-être ce qui explique la reconduction à
Vic des Adelaida Rodriguez et des Margé alors que la
frontière Andalouse était rouverte…
Alors s’il n’y a vraiment plus de vrais toros, on ne peut
qu’applaudir aux cartels Nîmois pour Pentecôte. Au
moins il y aura des toreros ! Il n’en manque aucun à
l’appel. Et pourtant, loin de moi l’idée de
m’agenouiller…(vous connaissez la suite).