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El Juli niño !

ALBACETE 

MUSIQUES 

Photos de La Brede de Pierre Druette

Ambiance

Sculptures taurines

 

Nous sommes, parait-il, entrés dans l'été et le cortège de férias se déroule comme si le temps ne nous jouait pas des tours de cochon. Les échos qui nous parviennent de celles où nous ne pouvons pas toujours être, confirment une qualité plutot à la hausse et des lots de taureaux redonnent un peu de couleurs à nos arènes où la disette avait régné au cours de ces années de langue bleue. Une corrida de Escolar Gil pour le lundi de pentecôte couverte de louange à Vic, un indulto de Los Bayones à Chateaurenard, un lot de La Quinta à Mont-de-Marsan, des Miuras un peu partout, chaque place semble avoir à coeur de présenter des taureaux propres à la tauromachie, ce qui nous change agréablement de quelques boeufs gras des saisons passées. Mieux, un éleveur du sud-ouest, Jean-Louis Darré, a fait courir pour la première fois un superbe lot de taureaux d'origine Guardiola, à Vic, à peine une encablure de la ganaderie, et les arènes se sont remplies pour l'évènement, sur lequel on entend des échos fort favorables.

Il n'était que temps, car, hélas! il aura fallu que les aficionados désertent quelques arènes pour qu'on s'aperçoive enfin que les abonnements pouvaient ne pas se reprendre systématiquement. Il aura même fallu des vides dans les gradins pour qu'on refasse la piste du Moun et qu'on redonne un simple coup de peinture blanche, mais sans les quelques touches de couleur qui n'auraient pas mal convenu.
Car si le spectacle qu'on y offre est la base des passions, il convient aussi de soigner les arènes, qui sont des monuments urbains d'importance et un patrimoine à mettre en valeur, comme en témoigne quelques places, modestes et pimpantes comme à Rion des Landes, ou historiques comme à Nîmes.

 

Plaza de toros de BejarA l'instar de cette page montrant les arènes de Bejar, réputées les plus anciennes d'Espagne, notre dossier taurin sur les arènes de France s'illustrera au fil du temps de photos des bâtiments qui valent bien le détour comme on dit dans les guides touristiques. Connaissez-vous les arènes de Riscles au bout de sa haie d'honneur de platanes conduits en cordons d'ombrage? Avez-vous vu la Monumentale des pins de Roquefort, arènes en bois où se courent chaque année des novillades vibrantes? Connaissez-vous la curieuse place de Fourques dans la banlieue d'Arles, enchâssée dans les maisons?

Souvent, la place des arènes se trouve ornée de sculptures à la gloire de la tauromachie. Si toutes ne sont peut-être pas des chefs d'oeuvre, toutes ont la vertu du monument : point de mire, point de rassemblement, ponctuation dynamique de l'espace public, charge symbolique et miroir d'une passion collective. Une nouvelle page  est dorénavant consacrée à ces blocs de pierre et de fonte.

Le tourisme taurin pèse certainement plus que le tourisme anti-taurin, même en dehors des jours de corridas. Demander à visiter les arènes c'est aussi affirmer  tranquillement, mais fermement, notre gout pour les tauromachies, notamment celle qui s'élève à la hauteur d'un art majeur sous la forme du toreo.

Ce gout pour l'art tauromache, les membres de la peña angelina le cultivent dans leurs terres quelque peu excentrées par rapport aux zones de pratique taurine, et ce site est fait pour eux. Cependant chacun peut y naviguer librement : les visiteurs occasionnels se feront ainsi leur idée sur la peña, quelques uns nous rejoindront sans doute. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Il trouveront les informations administratives pour prendre facilement contact. Comme chaque pégnangéliste ils possèderont alors un mot de passe pour accéder aux pages privées de ce site relatant la vie interne de l'association.

Pour le reste, chacun pourra librement consulter quelques dossiers taurins :