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12 novembre 2011
Edito de El Claudio
Photos de Paul Berthelot
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Du beau, du bon, du Yonnet

Je
ne
sais
pas
si
vous
êtes
au
courant,
mais
il
existe
encore
dans
ce
bas
monde
taurin
des
ganaderos de
renom
qui
n’ont
jamais
rien
sacrifié
aux
caprices
des
figuras
et
autres
dérives
de
la
tauromachie et
élèvent
dans
notre
beau
pays
ce
que
l’on
peut
toujours
appeler
un
toro
de
combat ... !
Le
lot
de
cinquenos
d’Hubert
et
Francoise
Yonnet
sortis
en
ce
dimanche
d’octobre
ensoleillé
à
Aire
sur Adour
avait,
par
sa
présentation,
de
quoi
ravir
tous
les
amoureux
du
toro,
et
bien
il
y
avait
seulement une
demi
arène...
Maudits
sont
les
aficionados
toristas
qui
pleurent
à
longueur
de
saison
la
décadence 
de
la fiesta et restent tranquillement chez eux quand on leur sert la
bonne soupe !
Les
pensionnaires
de
La
Belugue
étaient
vraiment
impressionnants
de
trapio
et
de
cornes,
un
lot
desigual mais
super sérieux qui était au départ prévu pour une arène de
première catégorie (Barcelone), tant mieux pour
nous que les catalans l’aient refusé... !
Cette
corrida,
présidée
par
le
bilbaîno
Matias
Gonzales,
fut
intéressante
à
suivre,
et
il
le
fallait
car
les
spectateurs
qui
avaient
fait
l’effort
de
se
déplacer
arrivèrent
aux
arènes
avec
la
gueule
de
bois... 
La
France venait de perdre le mondial de rugby et l’on avait appris la
veille la mort d’Antonete, immense
torero et grande personnalité du monde de la tauromachie.
On
doit
toujours
rester
très
respectueux
des
toreros
qui
viennent
devant
ce
type
de
toros,
car
il
faut beaucoup
de courage et de métier pour dominer et s’imposer à ce type de
bétail pas spécialement brave, mais
très
encasté,
qui
ne
pardonne
jamais
aucune
erreur,
ce
qui
génère
toujours
beaucoup
d’émotion
en
piste.
Le
torero
salmantin
Javier
Castano
est
revenu
au
premier
plan
cette
saison
en
remettant
à
l’honneur
la
lidia
dont
il
s’applique
à
respecter
les
fondamentaux,
ce
qui
est
tout
à
son
honneur
et
à
celle
de
son
excellente cuadrilla .
Son
premier
adversaire
avait
de
la
qualité,
mais
était
très
faible
ce
qui
a
empêché
la
faena
de vraiment
décoller.
Le
torero
restera
assez
prudent
face
à
cet
adversaire
après
un
puntazo
à
l’aine
qui
aurait
pu être de plus de conséquences si le Yonnet avait eu plus de
force...
Le
quatrième
du
lot
était
vraiment
énorme,
un
Tio !
et
Castano
soigna
le
tercio
de
piques,
bien
aidé
par
son
très
bon
piquero
Tito
Sandoval.
Malheureusement
ce
toro
qui
ne
rechignait
pourtant
pas
à
s’élancer
de
loin
ne
se livra jamais vraiment au cheval (qui avait vraiment du mal à se
bouger comme l’ensemble de la cavalerie
du
jour...),
un
comportement
constaté,
d’ailleurs,
sur
l’ensemble
du
lot.
Très
bien
banderillé
par
l’excellent
peone
David
Adalid,
ce
toro
accusa
ensuite
assez
rapidement
les
trois
piques
reçues et
s’arrêta malheureusement trop vite à la muleta. Bonne prestation
d’ensemble toutefois du torero qui s’octroya
de
lui-même
une
vuelta
à
chacun
de
ses
toros.
J’ai
trouvé
personnellement
ce
comportement un
tantinet exagéré... !
Le
sévillan
Manolo
Escribano
a
été
pour
beaucoup
d’aficionados
une
révélation
et
la
bonne
surprise
de
cette
corrida. Conscient
que
cette
course
pouvait
lui
apporter
beaucoup,
le
torero
andalou
a
montré
beaucoup
d’envie
et
d’engagement
sur
ses
deux
adversaires.
Spectaculaire
et
efficace
à
la
cape
et
capable
de
poser
les
banderilles
dans
des
terrains
très
compromis,
ce
très
souriant
diestro
a
parfaitement
su
connecter
avec
le
public
et
seule
l’épée
l’a
empêché
de
couper
au
moins
une
oreille.

Son
premier
toro
avait
de
la
caste et
demandait
vraiment
à
être
dominé
pour
donner
toute
sa
mesure.
Devant
cet
adversaire
de
respect
et très
exigeant,.
Escribano
se
hissa
au
niveau
de
ce
toro
seulement
par
intermittence
mais
avec
vaillance
et qualité. 
Le
cinquième
donna
des
signes
de
mansedumbre
au
premier
tercio
et
fit
preuve
de
caractère.
Très
compliqué
pour
n’importe
quel
torero,
mais
là
encore
Escribano
fut
à
la
hauteur,
se
croisant
pour
tenter
d’arracher
des
passes
à
ce
toro
avisé
et
dangereux,
et
faisant
preuve
d’une
décision
et
d’un
courage
admirable
pour
quelqu’un
qui
torée
si
peu.
Vuelta
très
méritée,
celle-là,
et
comme
quoi
il
existe
une
justice,
la
nouvelle
est
tombée
que
le
tandem
Robert
Piles
et
Stephane
Meca
va
désormais
apoderer
ce
jeune
torero
pour
la
prochaine
saison.
Suerte
para
todos... !
Le
troisième
larron
du
jour
était
Medhi
Savalli
et
sans
vouloir
être
méchant,
j’ai
trouvé
l’arlésien
complètement
à
la
rue...
On
ne
peut
pas
passer
sur
sa
vaillance
et
son
entrain
à
la
cape
et
aux
harpons,
mais
sa
technique
rudimentaire
et
son
sitio
approximatif
n’ont
pas
pesé
lourd
face
à
ce
type
de
toros. Desconfiado
et
souvent
sur
le
reculoir,
Savalli
s’est
fait
dévorer
et
a
donné
raison
à
ses
deux
adversaires
qui
n’en avait, de plus, pas besoin...
Le
magnifique
sixième
était
certes
compliqué
(après
une
lidia
catastrophique
et
un
Jacques
Monnier
grand
maître
des
basses
oeuvres
à
la
pique
...),
mais
avait
beaucoup
à
donner
et
une
partie
du
public
reprocha
vertement
au
torero
arlésien
de
ne
pas
vouloir
et
pouvoir
s’en
approcher...
Le
toreo,
c’est
finalement
un
peu
comme
le
flirt ;
quand
on
veut
aller
plus
loin,
faut
aller
plus
près !
Tout
en
respectant
son
parcours
et
son
aficion,
Medhi
Savalli
n’a,
semble-t-il,
plus
le
coeur
pour
ce
genre
de combat...
Les
absents
ont
une
nouvelle
fois
eu
tort
et
belle
clôture
de
temporada
que
cette
corrida
où
l’exigence
du
lot
présenté
a
donné
la
pleine
mesure
de
ce
que
doit
être
et
rester
le
spectacle
taurin,
loin
des
« corridettes » pour
vedettes
qui
me
lassent
au
plus
haut
point...
EL
CLAUDIO
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