Nous
sommes, parait-il, entrés dans l'été
et le cortège de férias se déroule
comme si le temps ne nous jouait pas des tours de cochon.
Les échos qui nous parviennent de celles où
nous ne pouvons pas toujours être, confirment
une qualité plutot à la hausse et des
lots de taureaux redonnent un peu de couleurs à
nos arènes où la disette avait régné
au cours de ces années de langue bleue. Une corrida
de Escolar Gil pour le lundi de pentecôte couverte
de louange à Vic, un indulto de Los Bayones à
Chateaurenard, un lot de La Quinta à Mont-de-Marsan,
des Miuras un peu partout, chaque place semble avoir
à coeur de présenter des taureaux propres
à la tauromachie, ce qui nous change agréablement
de quelques boeufs gras des saisons passées.
Mieux, un éleveur du sud-ouest, Jean-Louis Darré,
a fait courir pour la première fois un superbe
lot de taureaux d'origine Guardiola, à Vic, à
peine une encablure de la ganaderie, et les arènes
se sont remplies pour l'évènement, sur
lequel on entend des échos fort favorables.
Il n'était
que temps, car, hélas! il aura fallu que les
aficionados désertent quelques arènes
pour qu'on s'aperçoive enfin que les abonnements
pouvaient ne pas se reprendre systématiquement.
Il aura même fallu des vides dans les gradins
pour qu'on refasse la piste du Moun et qu'on redonne
un simple coup de peinture blanche, mais sans les quelques
touches de couleur qui n'auraient pas mal convenu.
Car si le spectacle qu'on y offre est la base des passions,
il convient aussi de soigner les arènes, qui
sont des monuments urbains d'importance et un patrimoine
à mettre en valeur, comme en témoigne
quelques places, modestes et pimpantes comme à
Rion des Landes, ou historiques comme à Nîmes.
A l'instar de cette page
montrant les arènes de Bejar, réputées
les plus anciennes d'Espagne, notre dossier taurin sur
les arènes de France s'illustrera au fil du temps
de photos des bâtiments qui valent bien le détour
comme on dit dans les guides touristiques. Connaissez-vous
les arènes de Riscles au bout de sa haie d'honneur
de platanes conduits en cordons d'ombrage? Avez-vous
vu la Monumentale des pins de Roquefort, arènes
en bois où se courent chaque année des
novillades vibrantes? Connaissez-vous la curieuse place
de Fourques dans la banlieue d'Arles, enchâssée
dans les maisons?
Souvent,
la place des arènes se trouve ornée de
sculptures à la gloire de la tauromachie. Si
toutes ne sont peut-être pas des chefs d'oeuvre,
toutes ont la vertu du monument : point de mire, point
de rassemblement, ponctuation dynamique de l'espace
public, charge symbolique et miroir d'une passion collective.
Une nouvelle page est dorénavant
consacrée à ces blocs de pierre et de
fonte.
Le tourisme
taurin pèse certainement plus que le tourisme
anti-taurin, même en dehors des jours de corridas. Demander à visiter les
arènes c'est aussi affirmer tranquillement,
mais fermement, notre gout pour les tauromachies, notamment
celle qui s'élève à la hauteur
d'un art majeur sous la forme du toreo.
Ce gout
pour l'art tauromache, les membres de la peña
angelina le cultivent dans leurs terres quelque peu
excentrées par rapport aux zones de pratique
taurine, et ce site est fait pour eux. Cependant chacun
peut y naviguer librement : les visiteurs occasionnels
se feront ainsi leur idée sur la peña, quelques uns nous rejoindront
sans doute. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Il
trouveront les informations administratives pour prendre
facilement contact. Comme chaque pégnangéliste
ils possèderont alors un mot de passe pour accéder
aux pages privées de ce site relatant la vie
interne de l'association.
Pour
le reste, chacun pourra librement consulter quelques
dossiers taurins :
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la
liste des arènes
de France,
leur capacité, leur gestionnaire, leur site
web le cas échéant, et l'agenda des
courses de taureaux mois par mois.
Comme
une peña taurine a aussi pour fonction
le partage de la connaissance, voici un début
de bibliographie.
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