les encastes de taureaux de combat   ©Angel 2003

 

La classification des races de taureaux de combat est un joli casse tête.
La peña Angelina vous propose, pour tenter de vous y retrouver dans ce labyrinthe de croisements et de superpositions, les analyses de ANGEL résumées dans un tableau aussi simplifié qu'il est raisonnable de le faire.

 

 arbre Généalogique du TORO BRAVO :  
Schéma simplifié à l’usage de l’Aficionado

 

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affiche l'image du synoptique.


NOTE PREALABLE 
:   

J’avais réalisé voici quelques années, pour mes amis de l’A.F.V.T. (Association Française des Vétérinaires Taurins), un petit tableau résumant les grandes étapes de l’évolution du TORO BRAVO depuis la fin du XVIIIème siècle et mettant donc  en évidence la formation des différents ENCASTES dont sont issus les élevages contemporains.

  • La parution du magnifique poster réalisé par Jean-Louis CASTANET en 1996 m’avait convaincu de ranger mon modeste travail, tant il me semblait incomplet. Celle de l’exceptionnel ouvrage de Bernard CARRERE en 2001 ne pouvait que me conforter dans cette décision.
  • Cependant, les conversations tenues avec de nombreux aficionados au cours de la temporada 2002 m’ont amené à revoir ma position.
    • Beaucoup semblent en effet ne pas s’y retrouver dans la complexité  des croisements ou éliminations de bétail, rachat de fers, mariages et autres héritages…
    • J’ai donc ressorti mon tableau, et je vous le livre ici après l’avoir vérifié et remanié de manière à ce que toutes les étapes essentielles soient clairement visibles d’un simple coup d’œil, servant ainsi de complément (ou de préambule) aux travaux cités ci-dessus.

 

MODE D’EMPLOI :       

  • Les différents encastes figurent en MAJUSCULES et en gras,
    • et la taille des caractères est fonction de leur importance respective.
  • Les flèches montrent l’évolution de chacun des encastes de l’origine jusqu’à nos jours,
    • et les plus épaisses permettent de suivre les lignées fondamentales.
  • En italique et en gras, j’ai cité quelques uns des élevages actuels les plus représentatifs de l’encaste sous lequel ils sont placés, et dont l’évolution est à présent  arrêtée.
  • Les autres renseignements (lieux, dates, appellations ou croisements) sont en écriture fine.

 

COMMENTAIRES :        La première ligne indique les six castes originelles.

 

    • Il ne reste presque rien de cinq d’entre elles :
      • Cabrera chez Miura,
      • Gallardo chez Pablo Romero,
      • mais avec l’appoint de Jijona
      • et surtout de Vazquez que l’on retrouve avec plus d’importance chez les Vega-Villar et à l’état presque pur chez Concha y Sierra et Prieto de la Cal.
      • La prépondérance absolue est donc pour les frères Rivas, autrement dit Vistahermosa.
        • De cette  dernière caste, après la perte du lot vendu à Hidalgo Barquero en 1825 et de celui du « Barbero de Utrera » qui deviendra en 1902 l’encaste Urcola (dont descend surtout l’élevage de Cuadri  après apport de sangs Parladé et Santa Coloma), sont issus deux encastes principaux: 
          • Saltillo en 1850
          • et Murube en 1851, que sa veuve vendra en 1885 (hormis deux lots qui prendront au début du XXème siècle les noms de Urquijo et Contreras) à Edouardo Ibarra qui le partagera lui-même vingt ans plus tard en deux nouveaux encastes fondamentaux :
            • Parladé
            • et Santa Coloma.

 

Le comte de Santa Coloma acheta en même temps une partie de l’élevage du marquis de Saltillo, et entreprit de croiser les deux encastes. Mais rapidement il revendit la partie contenant le plus de sang Saltillo (asaltillados) à son frère, le marquis d’Albaserrada, qui acheta en outre le reste de Saltillo. Par la suite, le comte de Santa Coloma partagea son élevage en quatre :  la partie possèdant le plus de sang Ibarra (ibarreños) revint à Graciliano Perez-Tabernero, le reste échouant à Coquilla, Buendía et enfin Vega-Villar qui y adjoignit du sang Veragua d’origine Vazqueña.

De l’élevage de Fernando Parladé sont issus les autres encastes de base de notre époque : Gamero-Civico, Pedrajas, Rincón (qui donnera Nuñez après l’apport de sang Villamarta, lui-même un mélange de divers encastes), et surtout Tamarón, à l’origine principalement de l’encaste du Conde de la Corte, c’est à dire d’Atanasio Fernandez et de Juan Pedro Domecq, qui regroupent à eux deux la grande majorité des élevages actuels, mais dont il faut toutefois séparer Marques de Domecq, Torrestrella et Cebada Gago dont les origines multiples pourraient faire à leur tour des encastes.

 

SOURCES :  B.Carrère, J.L.Castanet, les deux ouvrages du vétérinaire -ganadero Adolfo Rodriguez Montesinos : Entre Campo y Ruedos et El Toro de Santa Coloma, et surtout Las claves del toro de Joaquim Lopez del Ramo, tous édités par Iber Caja.

                                                                                                                                                      
 
ANGEL