Où placer la pique?

Conséquences de la Localisation des Piques lors de la SUERTE de VARAS
par
   Angel

Un peu d’Histoire

Un peu d’Anatomie

anatomie d'un taureau lors de la pique

La pique n°1devrait être la seule réglementaire.

La pique n°2 est encore acceptable.

La pique n°3 est inadmissible et devrait faire honte au picador.

 

Les lésions et leurs conséquences

fleche en avant de la cruz

  1. dans le morillo :

    pique réglementaire  section des muscles trapèze et rhomboïde cervicaux. D’autres muscles releveurs de la tête sont situés plus en profondeur. Pour que la pique les atteigne (la profondeur moyenne de la lésion fait tout de même plus de 15 cms…), il convient en fait de piquer dans la partie arrière du morillo, juste en avant de la cruz. C’est l’endroit préconisé de tous temps.
  2. sur les côtés du morillo :  
    les muscles lésés ne sont qu’accessoires, alors qu’on risque en revanche de provoquer des fêlures, voire des fractures, des omoplates.

fleche        dans la cruz

                Les lésions intéressent des zones osseuses, vasculaires et nerveuses très sensibles. Le taureau baissera la tête, mais à cause d’une véritable « luxation » des muscles qui relient les membres antérieurs au tronc, qui va également laisser l’animal plus ou moins impotent, bien que sans boiterie.

fleche       tombée au niveau de la cruz

Ce ne sont plus les muscles qui seront lésés, mais les cartilages de conjugaison
des omoplates, provoquant obligatoirement de graves boiteries.

fleche       en arrière de la cruz

La pique atteint la colonne vertébrale et donc la moelle épinière, altérant la
propulsion et la motricité arrière.

fleche       En arrière de la cruz et tombée

Perforation de la plèvre et troubles respiratoires.

Conclusion

Pour des raisons anatomiques, et en respectant le but initialement recherché, il convient donc de piquer dans la partie arrière du morillo.
Un autre raison à cette localisation est que l’hémorragie consécutive y est moins intense qu’ailleurs, le trou de pénétration se refermant plus vite grâce à la pression des plans musculaires à cet endroit très développés.
Il convient cependant de noter que la perte de sang, comprise entre 1,5 et 2,5 litres, est très modérée pour un animal de 500 kilos qui en possède 37 litres. (A titre de comparaison, cela correspond proportionnellement au volume habituellement prélevé à un donneur de sang.)
Contrairement à l’idée couramment répandue, l’hémorragie ne met donc pas l’intégrité du taureau en danger, et encore moins sa vie. Elle permet en revanche d’évaluer les dégâts musculaires.


Novembre 2006