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En attendant le compte rendu du secrétaire, quelques mots sur l'assemblée générale de la Peña Angelina qui s'est déroulée dans la soirée du vendredi 24 novembre 2006.
Réunis chez un sociétaire, l'assemblée
a entendu le rapport du président sur l'activité de l'année.
Faute d'un local propre à l'association, les réunions mensuelles
ont été quelques peu espacées, mais grace à l'accueil
chez divers membres, plusieurs soirées conviviales ont pu avoir lieu.
Le voyage de la peña à Castellon a tenu toutes ses promesses et
a représenté un moment fort de l'année. Le président
souligne et s'en félicite, qu'il y a un renouvellement régulier
des participants au voyage.
C'est alors le moment de remercier pour leur activité divers membres
de la peña qui tout au long de l'année ont oeuvré pour
l'association.
Le trésorier a présenté son rapport : les comptes de l'association sont très sains, un léger exédent comme chaque année permet d'envisager sereinement l'année à venir.
Le président présente ce qui sera l'élément
clé de l'assemblée générale: le projet d'acquisition
d'un local pour l'association. Une discussion sérieuse s'engage alors,
faisant le point sur le coût de l'opération, les travaux à
effectuer, les engagements financiers, l'état du marché immobilier,
etc.
Après un vote, une très large majorité se prononce pour
l'achat du local présenté. De plus amples détails seront
fournis dans quelque temps sur la page "bodéga".
Sur proposition du président, deux nouveaux membres sont élus pour le bureau (Daniel Macouin et Claude Chamoussy "Claudio"), les autres membres du bureau sont reconduits à l'unanimité.
Ouvert fin avril, le site web de la peña gagne petit à petit des visiteurs puisqu'il a dépassé les 1000 visites en aout, résultat confirmé en septembre. Presque 5000 visites depuis fin avril : comme la moitié des sociétaires de la peña ne sont pas équipés pour Internet, on peut supposer une audience qui déborde un peu nos rangs. Voici les données fournies par le webanalyser de notre hébergeur de site.
avril |
270 |
mai |
873 |
juin |
837 |
juillet |
806 |
aout |
1030 |
septembre |
1076 |
Matin, novillada non piquée avec le bétail de Jalabert pour le jeune novillero Colombien Santiago Naranjo et pour Thomas Cerqueira de Béziers. Après midi, corrida du Cep d’Or avec 2 toros de Andres Ramos, 2 de Antonio Bañuelos et 2 de Mercedes Perez Tabernero pour Sanchez Vara, Julien Miletto et Mehdi Savalli. |
Tout avait bien commencé, la météo pessimiste avait eu le bon gout de se tromper pour le petit bout de terre situé entre la Garonne et la Mairie de Floirac, un micro climat bénéfique sans doute.
La novillade non piquée du matin nous avait présenté des taurillons de chez Jalabert donnant du jeu sans mièvrerie. Santiago Naranjo, le jeune colombien a conquis le public par son entregent, son allant et son sang froid tant à la cape qu'aux banderilles et à la muleta, notamment face à son second adversaire qui lui donna du fil à retordre. Thomas Cerqueira, pour sa part, s'inspirant fortement de la tauromachie de Castella (il est aussi de Béziers) n'a pas démérité, faisant face à une forte bête sortie en remplaçant du quatrième taureau qu'il avait dû tuer en piste après que le président ait sorti le mouchoir vert.
Mis de bonne humeur par cette matinale, les pégnangélistes se sont retrouvés comme d'habitude à la bodègue de la PENA A NOUSTE GUREA DA. Comme d'habitude les amuse-gueules ravirent les abonnés et les néophytes ( oeufs de caille au plat, foie gras frais chaud sur canapé, tranchettes de magret) avant de passer sérieusement à table. C'est dire si après ça tout le monde était enclin à la tolérance, condition nécessaire à une digestion sans stress. Même la poignée d'anti taurins vociférants était regardée avec bonhomie.
Hélas l'empressa, qui avait déjà plié
bagage, avait apporté un lot de taureaux de rebut qui devaient trainer
leur ennui dans les cours à bestiaux du coté d'Arles, et que le
micro-climat bénéfique des bords de Garonne n'avait pas suffit
à dissiper. Au
lieu de la fête attendue pour la dernière dans ces arènes,
on a eu droit à une liquidation sans gloire, malgré la volonté
des trois toreros qui manifestement étaient venus là pour triompher.
Les deux oreilles coupées (Sanchez Vara et Medhi Savalli) ont récompensé
leur volonté de toréer coute que coute, tandis que pour sa part,
Julien Miletto s'est refusé à la vuelta que le public était
prêt à applaudir chaleureusement comme il le fit à ses deux
compagnons. Il y avait des toreros, mais pas de taureaux et le public faisait
la gueule à la sortie. L'homme d'affaires taurines, pendu à son
téléphone portable était déjà ailleurs, espérons
qu'il a de meilleurs projets pour Madrid où il postule avec quelques
autres.
Un moment d'intense émotion pourtant : sortant comme un boulet du toril, un grand fauve noir a sauté par dessus le callejon et s'est retrouvé les pattes et le museau quasiment sur les genoux des spectateurs du premier rang. Heureusement, il est retombé dans le callejon sans blesser quiconque. Mais comme il avait tout donné dans ce saut d'obstacle, il s'éteignit de suite et Julien Miletto dut abréger, bonne manière que Medhi Savalli devra apprendre.
La cavalerie Bonijol était au rendez-vous, mais comme il n'y eut pas de piques, ou si peu, s'était un luxe inutile, les vieilles carnes immobiles qu'on voyait naguère auraient suffi.
Pour terminer sans se développer un ulcère de l'estomac, signalons l'effort des toreros aux banderilles, même de Julien Miletto dont ce n'est pas l'ordinaire, et saluons quelques paires impeccablement posées par Sanchez Vara, torero tous-terrains qu'on redemande à voir l'an prochain en France.
Photo Paul Berthelot : Medhi Savalli Floirac septembre 2006
En guise de post-scriptum, voici pour recycler les tubulures de Floirac, un projet constructif : cliquez ici .
Monique
et Bernard nous ont reçu au milieu des bouteilles et des affiches de
corrida, dans une ambiance bodega jusque là demeurée secrète.
En maniant la litote comme un vrai charentais, on peut dire qu'il y a des endroits
plus désagréables au monde. Nous étions nombreux, bavards
et contents de nous retrouver après cette saison taurine qui fut meilleure
qu'on avait craint, les férias d'aout et septembre tenant toutes leurs
promesses.
Du coup les réservations allaient bon train pour la dernière des
arènes actuelles de Floirac . Nous nous retrouveront donc le 25 septembre
fort nombreux en terre bordelaise pour fêter les arènes qui sont,
sauf erreur de ma part, les plus au nord du monde et qu'il serait dommageable
pour la corrida en France qu'elles ne soient pas remplacées.
la
Peña ANGELINA vous propose une journée inédite :
Initiation cheval et visite des installations du Quart d’Ecu.
Présentation
du site internet de la Peña Angelina www.penaangelina.com,
projection des photos et de la video du voyage à Castellon en mars dernier,
présentation du projet de la bodega 2 et repas dans l’écurie.
Chaque année,
nombreux sont les pégnangélistes à faire le voyage pour
la féria de Vic. C'est l'occasion d'y retrouver des membres de la diaspora
de la peña charentaise, celui-ci venant de Paris, celui-là de
Toulouse, pour la fête du taureau la mal-nommée cette
année. Encore heureux, comme dit la chanson, qu'il ait fait beau.
Question météo, rien à redire, on a pu manger (peut-être
un peu trop) au grand air, lutter contre la sécheresse avec constance
et attendre l'éventuel bon taureau jusqu'à la fin comme on attendrait
Godeau. Et fort de cet entrainement, on se devra d'attendre encore un an.
Nombreux
pegnangelistes, disait-on. Plus nombreux à eux seuls que la dizaine d’anti-taurins
dans leur « grande manifestation ». Des témoins
dignes de foi en ont dénombré onze, admettons ces 10% de plus
sans chipoter, et regardons défiler sous leurs pancartes, indifférents
ou amusés, les 7500 spectateurs de la corrida. Sept-mille-cinq-cent personnes,
une bonne part bien abreuvée, et si peu d’incidents auxquels rêvaient
les organisateurs de cette provocation. Les cinq gendarmes de service (un
pour deux manifestants) seront privés de primes de risque.
Ce rendez-vous vicquois n'a rien de formel, on se retrouve qui veut après la course, on boit un coup ensemble en disant du mal du président, de ses assesseurs, des taureaux, des toreros, des picadors ; on dit aussi du bien des picadors (da Silva, une pique d'anthologie), des toreros (euh... lequel?), des chevaux de Bonijol, des banderilles d'El Chano, des taureaux de Charro de Llen et parfois, mais ça relève sans doute d’un soutien fraternel aux producteurs d'Armagnac, d'un président.
Si vous êtes
là au bon moment vous pouvez vous trouver embarqué pour
un déjeuner champêtre à une vingtaine de kilomètres,
en haut d'un colline gerçoise accessible seulement aux 4x4, ou
alors au mépris de l'intégrité du véhicule (il est
recommandé d'être passager dans la voiture de quelqu'un d'autre),
pour déguster des écrevisses en sauce et de la daube de taureau
dans une assiette plastique qui, si elle ne romp pas, plie! Mais il est permis
de se lucher les doigts. Et dans ce temple rustique de la gastronomie gerçoise,
le farci d'herbes picto-charentais venu des terres angéliennes fait un
malheur.
Ceux qui trouvent le chemin se retrouvent chez une amie de la peña pour
une soirée au clair de lune, où c'est l'occasion notamment de
récrire le règlement taurin, de réformer la nomination
des présidents et d'énoncer avec la force de la foi qu'il n'y
a pas de corrida sans taureau, vérité originelle réaffirmée
le lundi après midi par la foule en colère dans les gradins qui
scandait :"des taureaux! des taureaux!".
Mais encore
le lundi matin, vous vous retrouvez chez Jean-Louis Darré, l'éleveur
de taureaux braves qui honora de sa présence une soirée
de la peña en 2001 ,
pour une tienta publique où officient notre ami Lescarret, Julien Dusseing
"el Santo" et Diego Urdiales venu d'Arnedo en Rioja. Sur le lot de
six vachettes on aura noté celle superbement toréée
par Julien Lescarret et celle, la dernière avant l'apéritif, qui
aura le plaisir de la muleta du Santo, rayonnant de bonheur, avant de se supporter
gaillardement les passes malhabiles d'amateurs qui auront le courage d'étaler
leur gaucherie devant deux cents personnes. Rien de tel pour montrer à
tous que ce geste si simple qui conduit le taureau et lui donne la sortie
ne se peut acquérir qu'au prix d'un apprentissage éprouvant de
plusieurs années pour les plus doués. Et pour se reposer de l'effort
des autres, vous allez manger des entrecôtes des bêtes qui
n'avaient pas réussi leur examen de passage en deuxième année.
Retour à Vic. La fête est finie, seuls subsistent encore les éventaires
des commerçants aux abords des arènes, le reste de la ville plie
ses bagages au milieu des gobelets de plastiques qui ont beaucoup servi et qui
attendent la balayeuse municipale. Les "Galache" de la dernière
course vous gâchent jusqu'aux souvenirs des quelques rares moments intenses
de ces trois jours aux arènes, et pendant ce temps là, il
parait qu'à Nîmes, les "Valdefresno" sortent très
bons et les toreros "a gusto". La vie est injuste.
DM.
Bonne journée par un beau temps de printemps qui se poussait vers l'été. Nombreux furent les pégnangélistes qui se rendirent ce jour là aux arènes bordelaises, les arènes actives les plus au nord du monde (sous réserve d'inventaire), pour voir le matin une intéressante novillade (Savalli, Adame, El Santo, taurillons d'El Palmeral, élévage landais) et, après un copieux repas à la bodègue de la barrière de Bègles (on notera les excellents canapés chauds à l'huile d'olive recouverts d'une tranchette de foie gras), assister à une bonne après midi taurine avec des bêtes de Antonio San Roman, pour les maitres ès-toreo Juan Bautista, Julien Lescarret et Manzanares fiston. Les taureaux n'étaient ni faibles ni faciles et l'oreille coupée par chaque épéiste valait son poids. On sortit un peu triste car notre ami Julien s'est reblessé à la jambe, mais quelles séries! nous valut son manque de motricité quand il repartit à l'assaut du méchant bovidé.
Quant au rédacteur en chef du Bulo, Jean-Paul, il officia le matin comme assesseur du président, d'où sa présentation en costume des grands jours et cravate à l'avenant. Au dessert il nous raconta sa montée au palco. Rendez-vous est pris pour un compte-rendu de sa part sur ce site dans un proche avenir.
Quelques voitures ont brûlé autour des arènes, on ne sait si les anti-taurins y sont pour quelque chose, en tout cas c'est curieux qu'on ait choisi ce lieu là ce jour là pour s'adonner à cet autodafé.
Départ à 20h30 depuis la place de l'hôtel de ville de Saint Jean d'Angely. Il y a un parking à 30 metres, situé devant la gendarmerie. Merci de me contacter pour ceux qui souhaitent prendre le car au niveau des péages d'autoroute.
Jeudi 23 mars
Medhi Savalli fut la révélation, tant en France qu'en Espagne, de la saison 2005 des novilleros, où il fit un triomphe à quasi chaque sortie. Pour mémoire signalons sa brillante prestation à Arnedo où il emporta le Zapato de Oro.
Clic pour lire le compte-rendu